Selon Hongjoong, leader du groupe, le ‘monde’ devrait être à mi-chemin du scénario prévu d’ATEEZ. Après avoir découvert tant de mondes différents dans leurs clips vidéo, la question se pose : lequel vivons-nous actuellement ?
Cette analyse plonge dans la toile complexe de l’univers d’ATEEZ, explorant l’interconnexion entre la théorie de la boucle, le concept du ruban de Möbius et les mondes distincts présentés dans leurs clips vidéo.



Pris dans une Boucle : la Théorie du Ruban de Möbius
Au cœur de la compréhension du récit d’ATEEZ se trouve le concept d’une chronologie non linéaire. Contrairement aux récits traditionnels avec un début, un milieu et une fin, l’histoire d’ATEEZ se déroule dans une structure en boucle ressemblant au ruban de Möbius – une surface à face unique avec une seule torsion.
Cette analogie mathématique signifie que le passé et le futur pourraient être entrelacés, existant simultanément comme deux réalités apparemment séparées au sein de la même entité.

Cette théorie suggère que le voyage d’ATEEZ n’est pas une progression linéaire entre des dimensions alternatives. Au lieu de cela, elle pose que le Monde A et le Monde Z, souvent perçus comme des réalités distinctes habitées par ATEEZ et leurs doppelgängers (Halateez), sont en fait deux points sur la même boucle – le vieux monde (passé) et le nouveau monde (futur).


Déchiffrer les Mondes : le Voyage d’ATEEZ à Travers le Temps
Mais de quel temps parle-t-on ? Est-ce le même pour tout le monde ? Certains physiciens et philosophes soutiennent que le temps n’existe pas réellement en tant qu’entité indépendante. Par exemple, selon la théorie de la relativité d’Einstein, le temps est relatif et dépend de la vitesse à laquelle un observateur se déplace. Cela a conduit certains à conclure que le temps n’est qu’une construction de notre perception.
Francis Wolff considère, quant à lui, le temps comme un concept hybride, à la fois objectif et subjectif. Selon cette perspective, le temps est à la fois une grandeur mesurable dans les sciences physiques et une expérience subjective liée à la mémoire et à la conscience. Un concept proche de la bulle temporelle explorée par le groupe.




Monde A : Là Où Tout Commence
Le Monde A représente le passé, un monde familier proche du nôtre. Ici, ATEEZ sont des lycéens ordinaires confrontés à des défis quotidiens. Ce monde apparaît dans des clips vidéo comme “Diary Film”, “Inception”, “Thanx” et “Dreamers”. Il est à noter que si cette théorie est vraie, alors notre monde pourrait faire partie du passé d’ATEEZ, vu de leur perspective omnisciente dans le scénario.


Monde Z : Le Futur Dystopique
Le Monde Z incarne le futur dystopique connu sous le nom de Strictland. Ici, le gouvernement supprime les émotions par la technologie et l’interdiction de l’art. Une fumée jaune hallucinogène alimente le gouvernement, récoltée à partir de souvenirs volés et brûlés. Ce monde est présenté dans la plupart des clips vidéo ultérieurs d’ATEEZ, à partir de “Fireworks (I’m the One)” jusqu’à “Treasure” et “World Series” en passant par “Crazy in Love”.
Dans ce contexte, le temps devient un outil de contrôle puissant. En manipulant les souvenirs et en effaçant le passé, le gouvernement de Strictland parvient à maintenir son emprise sur la population. Cette manipulation du temps rappelle les méthodes décrites dans des œuvres dystopiques telles que “1984” de George Orwell, où le Parti altère constamment l’histoire pour asseoir son pouvoir.
En contrôlant le passé, le gouvernement de Strictland contrôle également le présent et l’avenir, empêchant toute forme de rébellion ou de changement. Les citoyens, privés de leurs souvenirs et de leur histoire, vivent dans un présent perpétuel, sans espoir d’un futur meilleur.



Secteur 1 : Un Cadre Dans un Cadre
Le Secteur 1, un lieu situé dans le Monde Z, représente une zone spécifique contrôlée par le gouvernement. Un grand dôme enferme le secteur, le séparant des autres. Cet endroit figure en bonne place dans “Guerrilla”, où ATEEZ, agissant en tant que pirates noirs, distribue des tracts et des “briseurs” pour éveiller les émotions des citoyens.
Il faut dire que dans les dystopies, le futur est souvent perçu comme incertain ou inexistant. Les personnages vivent dans un présent perpétuel, sans espoir d’amélioration. Cette idée est présente dans “Le Meilleur des Mondes” d’Aldous Huxley, où la société est figée dans un état de satisfaction artificielle. De même, dans Strictland, le gouvernement supprime l’idée d’un futur meilleur en contrôlant les émotions et en interdisant l’art. Les citoyens sont ainsi enfermés dans une boucle temporelle, où le futur est une notion abstraite et inaccessible.


Le Bunker/Site d’élimination des Gardiens Androïdes : Un Point de Convergence ?
Ce lieu intrigant, présenté dans “Say My Name”, “Déjà Vu” et les Will Diaries, revêt une importance supplémentaire. Anciennement un musée, il a été transformé en prison et en site d’élimination pour ceux qui retrouvent leurs émotions ou résistent au gouvernement.
La manipulation des souvenirs est un thème récurrent dans les dystopies. Dans “La Servante écarlate” de Margaret Atwood, les souvenirs du passé sont effacés pour maintenir l’ordre social. Dans Strictland, la fumée jaune hallucinogène pourrait symboliser cette manipulation des souvenirs. En détruisant les souvenirs, le gouvernement efface non seulement le passé, mais aussi l’identité des individus. Les citoyens, privés de leurs souvenirs, perdent leur sens du temps et de leur propre histoire, devenant ainsi plus faciles à contrôler.


Cependant, le temps peut également devenir un moyen de résistance. Dans certaines dystopies, les personnages utilisent le temps et les souvenirs pour lutter contre l’oppression. Par exemple, dans “V pour Vendetta”, le personnage principal utilise des événements historiques pour inspirer la rébellion.
Il est à noter que les deux ATEEZ et Halateez ont été capturés ici, dans ce bunker, suggérant un point de convergence potentiel dans la boucle temporelle. En se réappropriant leur passé et en imaginant un futur différent, ils pourraient trouver la force de se rebeller contre l’oppression et de changer leur destin.


Cette analyse pose les bases d’une exploration plus approfondie du récit d’ATEEZ. Finalement, qu’en retenir ? En comprenant la théorie de la boucle et les mondes distincts au sein de leur univers, nous pouvons plonger plus profondément dans les thèmes de la rébellion, de la mémoire et de la lutte pour la liberté qui imprègnent les vidéos du groupe.
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